SÉQUENCES : Arrêt M23 - 14 (3) - 10 heures 16 minutes 15 secondes - 10 heures 19 minutes 20 secondes(en accéléré.) ; Entrée - Au Sud-Est entre la 14ème et Union - 11 heures 41 minutes 31 secondes (en accéléré.) ; Sud - Caméra 12 - 10 heures 45 minutes 21 secondes
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Matinée
Harold et John sont vus en face de la bibliothèque et discutent. Les deux ont chacun un dossier dans les mains.
Reese : (Hors cadre.) Finch, je sais pourquoi le docteur est après Benton. (Retour sur John et Harold.) En 1996, alors qu'il était en dernier année de fac, Benton a violé une fille de première année au cours d'une soirée d'intégration. (Regardant les informations dans le dossier.) Elle a déclaré dans sa déposition qu'elle voulait l'impressionner, parce qu'il était la vedette du campus, le "Super Athlète". Elle a bu quelques bières avec lui et d'après elle, il aurait versé quelque chose dans son verre.
Finch : Pourquoi on ne l'a pas arrêté ?
Reese : Elle a attendu deux jours avant de porter plainte. (Hors cadre ; Harold regardant vers John.)Sûrement par honte ou par peur. (Retour sur Harold et John à côté de la vitre.) Le rapport de toxicologie était négatif. Les prélèvements non concluants. Elle a retiré sa plainte.
Finch : Qui était la jeune fille ?
Reese : (Passant le dossier à Harold.) Gabrielle Tillman, la sœur du docteur. (Hors cadre.) Un an après l'agression, Gabrielle était admise aux urgences (Harold regardant le dossier où figure la photo de Gabrielle) et déclarée morte suite à (retour sur John) une overdose médicamenteuse. (Se retournant vers Harold.) Antidépresseur, des somnifères.
Finch : (Lisant le rapport.) Vu la quantité, ce n'était pas un accident. (Avec de l'émotion dans la voix.) La pauvre s'est suicidée.
Reese : Voilà pourquoi la Machine a sorti le numéro de Tillman. Elle va tuer Benton.
Finch : L'homme qui est responsable de la mort de sa soeur.
Reese : Exactement.
Harold s'avance vers la vitre et scotche la photo de Gabrielle, à côté de celle de Megan Tillman.
Reese : (Hors cadre.) Son métier, c'est de sauver des vies. Elle ne sait pas ce que c'est que de donner la mort. (Retour sur John.) Ça l'a détruira. (Il s'en va laissant Harold pensif.)
EXTÉRIEUR - Devant la porte de la maison de Norman Burdett - Journée
Joss Carter arrive, par les escaliers, devant la porte du domicile de Norman Burdett et la tape dessus afin de signaler sa préence. Harold l'entrouvre, bloquée par un chaînon.
Carter : Mr Burdett ? Lieutenant Carter, je vous ai appelé au sujet du braquage dont vous a été témoin. Je peux entrer ?
Finch : (Enlevant le chaînon.) Je vous en prie, je vous attendais. (Il est habillé, non pas dans un beau costume, mais dans une tenue ordinaire et Carter entre.)
INTÉRIEUR - Salon de Burdett - Journée
Harold ouvre la double-porte et entre, avec Carter derrière, dans le salon. Il range, fait de la place afin de faire plus accueillant.
Finch : Veuillez excuser la pagaille.
Carter : (Regardant autour d'elle et vers Harold.) Vous êtes assistant juridique, c'est ça ? Vous étiez au dépôt des scellés pour votre travail ?
Finch : (Enlevant les affaires.) Le juge des successions (hors cadre ; Carter scrutant Harold) a omis de demander une assurance en responsabilité à l'exécuteur testamentaire. (Il marche en boitant vers son bureau et dépose les affaires.) Conséquence de quoi, l'exécuteur a littéralement pillé la famille Ulman. (Il revient vers un fauteuil et tape sur le coussin à deux reprises.) Je vous en prie, ici.
Carter : Je vous remercie.
Carter s'en va pour s'assoir, se retourne et voit Harold, boitant, allait fermer la porte.
Carter : (Avec un dossier dans la main droite.) Vous a été blessé au cours du braquage ?
Finch : (Se retournant.) Rassurez-vous. Je ne vais pas attaquer la ville. (S'asseyant sur le canapé.) C'est une vieille blessure, n'emppêche que le stress engendré par la situation, n'a rien fait de bon.
Carter : (Hors cadre.) Nous faisons tout ce que nous pouvons (retour sur Carter) pour retrouver ces hommes. Mr Burdett, vous pourriez nous redire comment ça s'est passé ?
Finch : (Faisant des gestes.) Je me trouvais au guichet des scellés, quand ces hommes ont débarqué en hurlant, ils avaient tous des armes. Ils nous ont ordonnés de nous mettre à terre, alors j'ai obéi.
Carter : Avez-vous entendu un de ces hommes prononcer le nom "Elias" pendant le braquage ?
Finch : (Réfléchissant.) Je ne crois pas non, qui est Elias ?
Carter : Avez-vous vu le visage de l'un d'eux ?
Finch : (Bougeant la tête.) Non.
Carter : (De dos.) Est-ce que l'un d'entre eux vous a parlé ?
Finch : Pas que je me souvienne.
Carter : (Elle fait une pause et ouvre le dossier.) Parce que quand je regarde cette image, (elle prend la photo dans le dossier, se lève et la montre à Harold) j'ai la nette impression que cet homme vous dit quelque chose. (Harold est gêné lorsqu'il voit l'image avec John s'approchant de lui.)
Finch : (Après un peu d'hésitation.) Ah, très franchement, j'espérais ne pas avoir à en reparler.(Regardant vers Carter, soupirant.) Oui, il m'a empoigné et il m'a dit d'arrêter de le regarder fixement.
Carter : C'est plutôt bizarre. (Reprenant la photo.) La plupart ont tendance à détourner le regard.
Finch : Il se trouve qu'on m'assimile rarement à la plupart des gens.
Carter : Il vous a dit autre chose ?
Finch : Non.
Carter : (Insistante et haussant le ton.) Est-ce qu'à votre tour, vous avez tenté de communiquer avec lui ?
Finch : (Pris au dépourvu.) De communiquer ?
Carter : (Montrant la photo à Harold et continuant d'hausser le ton.) Au moment où il vous a agrippé par la veste.
Finch : Je lui ai demandé de me lâcher, évidemment.
Carter : Vous n'avez rien dit d'autre ?
Finch : Lieutenant, j'imagine que, de par votre travail, vous êtes habituée à voir des armes et des comportements violents. Cela ne vous fait plus rien, à vous, mais je vous assure que moi, j'ai vécu un moment qui m'a terrifié. (De dos et continuant, choqué.) J'ai été tellement pétrifié que je ne pouvais(retour sur Harold) même pas détourner mon regard. Alors, quand il m'a attrapé, (faisant le geste avec ses mains) je me... (de dos) je me suis dit que c'était fini, que j'allais mourir. (Retour sur Harold, regardant Carter.) Alors, oui, c'est vrai, je lui ai parlé à ce moment-là, je... je l'ai supplié de me laisser vivre. (Après une pause.) Mais je serais incapable de dire quels termes j'ai employés précisément.
Carter : (Sceptique sur ce que lui dit Harold.) Bon. (Prenant une carte dans la poche arrière de son pantalon et la pose.) Si vous vous rappelez autre chose, appelez-moi s'il vous plaît. (Le regard d'Harold passe de Carter vers la carte de visite.) Et pour ce qui est de cet homme, je vous promets qu'on le retrouvera.
Harold commence à être inquiet concernant la traque de John.
SEQUENCES - Sud-Est - 44 / Northern - A - 17 heures 27 minutes 24 secondes - 17 heures 27 minutes 54 secondes (en accéléré.) ; Jackson - Home Nord-Est 3 - 18 heures 15 minutes 09 secondes - 18 heures 15 minutes 59 secondes (en accéléré.) ; Overpass - Ouest B - 07 - 18 heures 55 minutes 51 secondes - 19 heures 26 minutes 30 secondes (en accéléré.)
EXTÉRIEUR - Dans une rue - Soirée
Une voiture s'arrête et John semble la surveiller. Le chauffeur aborde une jeune fille. C'est à ce moment-là que John reçoit un appel.
Finch : (Au téléphone.) Où est le docteur Tillman ?
Pendant ce temps, l'homme discute avec la fille qui à l'air de s'amuser.
Reese : (Hors cadre.) À l'hôpital. (Retour sur John prenant une photo de l'homme et de la fille.) J'en profite pour travailler sur un projet annexe. Qu'est-ce qui vous rend nerveux, Harold ?
Finch : (Au téléphone.) Le lieutenant Carter.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Soirée
Finch : Je l'ai vu à propos du braquage. Il fallait que je sache où elle en était. Elle a l'air motivée.
EXTÉRIEUR - Dans une rue - Soirée
John est toujours au téléphone et continue de prendre des photos.
Finch : (Au téléphone.) À la limite de l'obsession. Elle ne tardera pas à vous retrouver.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Soirée
Harold se trouve debout près de son poste de travail.
Finch : Il faut vous tenir pour quand ça arrivera.
EXTÉRIEUR - Dans une rue - Soirée
Reese : (Surveillant les deux avec l'appareil photo et prend des clichés.) Justement, c'est ce que je fais. Je me suis trouvé un futur nouvel ami au sein de la (via le casque d'Harold à la bibliothèque.) police. Il va nous permettre de régler nos problèmes avec Carter et Fusco. (Retour sur John.) Tillman finit dans vingt minutes. Je vous laisse. (Il arrête le téléphone et quitte l'endroit où il se trouve pour retourner à l'hôpital.)
INTÉRIEUR - Dans une salle - Soirée
John descend l'escalier menant à une réunion où se trouvent des personnes victimes racontant leur histoire.
Vicky : En sortant du bar, on est allé chez lui. Il a mis je ne sais pas quoi dans mon verre. (Megan la regarde, se doutant bien de ce que Vicky a pu endurer pendant que John arrive.) (Hors cadre.) Et après, je n'étais plus là. (Elle est prise par l'émotion.) Je... je me suis réveillée à plat ventre, dans son lit, je... j'étais nue, je.. je... ne trouvais pas ma robe. (John arrive et s'assoit au fond de la salle et écoute.) (Elle renifle.) J'avais envie de... de hurler. (Elle se met à pleurer pendant que John jette un regard vers Megan.) (Hors cadre.) D'appeler au secours, d'appeler la police, n'importe qui. Mais j'avais trop peur. (Il y a du bruit dans l'assistance pendant que John est dans ses pensées, Megan comprend sa détresse.) J'étais en larmes quand je suis partie de chez lui. (Retour sur Vicky.) Et lui, il m'a regardé, il a sourit, il a dit que j'étais une vraie tigresse et il a ajouté : "On se voit au bureau."
N'en pouvant plus d'entendre ce qu'elle raconte, Megan sort de la salle, choquée. John la regarde passer.
Vicky : Tous les jours, tous les jours, je vois cet homme et il me sourit de la même manière et moi, j'ai... j'ai envie de vomir. (John quitte la salle ; hors cadre.) J'ai besoin de ce travail, je ne peux pas démissionner, et je ne peux pas non plus aller voir la police.
John rejoint Megan au distributeur de café.
Reese : Moi non plus, je ne prends jamais la parole.
Megan : Pardon ?
Reese : Excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger. (Prenant prétexte.) Je... je venais juste prendre un café. (Il met la monnaie dans le distributeur.)
Megan : (Gênée.) Pardon. (Elle prend le gobelet avec le café.)
Reese : Je peux attendre. (En faisant trois avec la main.) C'est mon troisième de la journée. À chaque fois je viens à ces réunions En espérant que cela va m'aidera, mais c'est encore pire quand je ressors.
Megan : Ce qui est sûr, c'est que le café est immonde.
John et Megan se mettent à rigoler.
Reese : La femme qui parlait, vous la connaissez ?
Megan : Non, mais je connais quelqu'un, uh, qui a vécu la même chose. (Après une pause.) Et vous ?
Reese : Hmm.
Megan : Pourquoi vous êtes là ?
Reese : J'ai perdu quelqu'un de très proche.
Megan : (Le regard perdu.) J'en suis navré.
Reese : Il ne se passe pas un jour sans que je pense à ce que j'aurais pu faire pour l'éviter.
Megan : (Comprenant ce que lui dit John.) Ouais, uh. (Elle soupire.) Moi, j'ai mis des années à admettre ce qui était arrivé à mon amie. J'ai cru que j'arriverai à vivre avec ça, que je pourrais tourner la page.(Avec une pointe de nostalgie dans la voix.) J'avais un chouette travail, une vie agréable, jusqu'à ce que je croise cet homme il y a un mois.
Reese : Et là, tout est revenu.
Megan : Je l'ai vu, il dînait en tête-à-tête dans un restaurant français près de chez moi. Il avait l'air content de lui. Moi, j'étais anéantie et lui, il avait l'air heureux. (Elle s'étrangle.) Oui, désolée. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça.
Reese : C'est normal, tout le monde a besoin de quelqu'un à qui parler.
Reese : (Souriant.) Je m'appelle John.
Megan : (Hésitante.) Et moi Kate. Kate Leman. (Elle sert la main de John.)
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Journée
Sur les écrans d'ordinateurs sont montrés des images de Benton avec de jolies femmes.
Reese : (Hors cadre.) C'est un malade, il garde les photos de ses victimes (Retour sur John est assis, regardant vers Harold, alors que celui-ci est debout à ses côtés, la main sur le dossier du siège.) comme des trophées. Benton pousse ces femmes à prendre de la coke. Il met un somnifère dedans et il les viole. C'est pour ça qu'ells n'osent pas le dénoncer, par peur d'avoir elles-mêmes des problèmes.
Finch : Oui, c'est pour ça que le peu de poursuites qui ont été entamées à son encontre, ont été abandonnées.
Reese : (Hors cadre, avec la revue des photos.) Ce type est un pervers. Il viole des femmes par besoin de les humilier. (Retour sur John et Harold.) Il ne s'arrêtera jamais. (Regardant vers Harold.) Et du côté du faux nom du docteur Tillman ?
SÉQUENCE - Franklin et Madison - Sud-Est - 12 heures 24 minutes 40 secondes
Finch (En reconnaissance vocale.) : J'ai trouvé trois Kate Leman. Le même nom qu'elle a donné à Benton. La première est une dame de 80 ans qui vit dans le Bronx. La deuxième se trouve dans le nord de l'Etat où elle est incarcérée. La troisième, elle, a une boîte postale à une rue de l'hôpital où exerce le docteur.
EXTÉRIEUR - Près d'une maison - Journée
John se rend dans une maison louée par Megan Tillman.
INTÉRIEUR - Dans une maison - Journée
Finch (En reconnaissance vocale.) : Elle a récemment signé des contrats de location pour un van et une maison de vacances à Montauk.
John rentre par la porte vitrée puis la ferme. Il fait le tour de la maison pour voir ce qu'il y a d'intéressant. Mais une porte d'un placard entrouverte l'intrigue. Il ouvre et voit une étagère remplie de pots de soude alors qu'Harold l'appelle, il prend son portable.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Journée
Finch : (Tenant la photo d'une femme scotchée sur la vitre.) Vous avez trouvé la maison ?
INTÉRIEUR - Dans une maison - Journée
Reese : Et le reste également. Le docteur a tout ce qu'il faut pour faire littéralement disparaître Benton. (Il prend un pot.)
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Journée
Harold : (Surpris de ce que lui dit John, il lâche la photo.) Comment ça littéralement ?
INTÉRIEUR - Dans une maison - Journée
Reese : (Toujours le téléphone à l'oreille.) Avec quatre kilos de lycide de soude, chauffés à 150 degrés...
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Journée
Reese : (via le casque d'Harold.) ... le corps sera totalement dissous en trois heures, à peu près.
Finch : (Choqué.) Je vais réfréner mon envie de vous demander comment vous savez cela.
INTÉRIEUR - Dans une maison - Journée
Reese : Oh, Finch. Elle a pensé à tout. Rien a été laissé au hasard. Elle va le tuer et elle s'en sortira. (Il retourne vers l'entrée avec toujours le portable à la main.)
INTÉRIEUR - Dans une bibliothèque - Journée
Finch : (Se retournant.) Je commence à me dire que ce sera peut-être rendre service à l'humanité.
Reese : (Au téléphone.) Tillman n'est pas une meurtrière.
INTÉRIEUR - Dans une maison - Journée
Reese : Si elle va jusqu'au bout, sa vie sera foutue.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Journée
Finch : Qu'est-ce que vous suggérez, Mr Reese ?
INTÉRIEUR - Dans une maison - Journée
Reese : On ne lui en donnera pas l'occasion. Je vais m'arranger pour faire disparaître Benton.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Journée
Harold se retourne vers la vitre afin de voir la photo d'Andrew Benton.
INTÉRIEUR - Dans un couloir - Soirée
Lionel souffle alors que John se trouve derrière lui.
Fusco : (Regardant vers John.) Alors, on est venu m'aider ? On ne me remplace pas si facilement, hein. Ces gars nous en colleront deux dans le dos à la moindre occas', alors, pas de survivants, hein. (John, souriant, met sa main derrière le cou de Lionel, commençant à paniquer.) Il faut que je vienne ? Tu ne veux pas que je sorte couvrir les issues ?
Reese : Non, tu es très bien là où tu es.
John claque une mallette contre la porte.
INTÉRIEUR - Dans un appartement - Soirée
Diaz, qui suit un match de football à la télévision, entend le bruit et va regarder dans le judas qui a frappé.
Diaz : Lieutenant ? (Sortant son arme.) Vous avez notre argent ?
John fait pencher Lionel tout en faisant montrer la mallette. Diaz déverrouille la porte et parle en espagnol. John entre en donnant un coup de pied et frappe Diaz au visage, avec la mallette. C'est à ce moment-là que le commentateur exprime sa joie en criant "Goal". Grâce à elle, John continue de frapper sur l'un des traficants et en tabasse un autre qui finit sur le bureau. S'étant relevé, le premier s'en prend de nouveau à John qui lui bloque le bras, réutilise la mallette et le jette au sol. Pendant que le commentateur finit de hurler, John pose la mallette sur la table.
Fusco : (Il se trouve sur le palier en se demandant ce qui se passe.) Tu devais les buter. (Il voit John prendre les sachets de cocaïne et les mettre dans la mallette.) Et, tu fais quoi, là ? Tu braques leur dope ?
Reese : (Regardant Lionel.) Si ça peut te donner bonne conscience, sache que c'est pour une bonne cause. (Il referme la mallette et quitte la pièce, laissant Lionel qui regarde autour de lui.)
EXTÉRIEUR - Dans une rue - Soirée
John arrive près de la voiture de Benton.
Reese : Monsieur. (Il frappe sur la vitre.) Excusez-moi. (Il fait un signe pour que Benton la baisse.)
Benton : (Baissant la vitre.) Oui, il y a un problème ? (Il se prend un coup de poing et s'évanouit.)
Reese : Il n'y en a plus. (Il ouvre la portière et met le contenu de la mallette à l'intérieur.)
SÉQUENCES : 20F - Limite Sud - 22 heures 31 minutes 56 secondes - 22 heures 48 minutes 51 secondes(en accéléré.) ; Angle de la 38ème et de la 9ème - Sud-Ouest - Caméra n°4 - 22 heures 50 minutes 03 secondes - 23 heures 01 minutes 18 secondes (en accéléré.) ; Urgences - Entrée 2 - 23 heures 14 minutes 55 secondes - 23 heures 26 minutes 22 secondes
EXTÉRIEUR - Près du poste de police - Soirée
La voiture n'arrêter pas de klaxonner et pour cause : elle est accidentée et Benton se réveille, la tête sur l'airbag qui s'est déclenché.
Agent 1 : Appelez une ambulance !
Les policiers arrivent sur place et voient la voiture, encastrée dans un lampadaire, le moteur fumant.
Agent 1 : Merde ! Il y a d'autres passagers ?
Les policiers regardent, avec l'aide d'une torche, qui est à l'intérieur. L'un d'eux veut prendre des nouvelles de Benton.
Agent 2 : Monsieur, monsieur vous m'entendez ?
Agent 1 : Non, c'est bon, il est tout seul.
Andrew Benton regarde autour de lui, l'air agard et blessé à la lèvre, voit la cocaïne posée sur le siège passager sans rien y comprendre.
SÉQUENCES - Distributeur Automatique - ARQ839R - Entre la 18ème et la 11ème - 03 heures 15 minutes 50 secondes - 03 heures 16 minutes 13 secondes (en accéléré.) ; Sommet du toit - 04 heures 20 minutes 55 secondes - 04 heures 21 minutes 21 secondes (en accéléré.) ; Entrée - Caméra - 06 heures 05 minutes 24 secondes - 06 heures 06 minutes 05 secondes (en accéléré.) ; Entrée - MTRPOOL - Caméra n°05 - 08 heures 40 minutes 40 secondes
EXTÉRIEUR - Devant le commissariat de police - Matinée
Benton (En reconnaissance vocale.) : (Parlant à ses avocats.) Je vous jure que c'est une vraie histoire de fou. (Retour sur Benton.) Venez, je vous paye un verre.
INTÉRIEUR - Dans la voiture de Fusco - Matinée
Reese : (Dépité.) Ils l'ont relâché. Pourquoi ?
Fusco : (Hors cadre ; images de Benton avec ses avocats.) Regarde-le. Il a quatre avocats (retour sur Lionel) avec des costards qui coûtent plus cher que ce que je gagne en six mois. (Hors cadre.) Le genre d'avocats qui connaît toutes les failles, (retour sur Lionel regardant John) pour toutes les merdes dans lesquelles Benton peut se foutre. Et pour les Toreros, ils vont me cavaler après. Et après leur coke.
Reese : Et bien, tu n'as qu'à faire en sorte qu'ils ne te retrouvent pas, Lionel.
Fusco : (Énervé, regardant toujours vers John.) Tu réalises dans quel merdier tu m'as foutu. Je me demande ce qui me retiens de parler et de t'envoyer en taule.
Reese : Je n'en sais rien. Qu'est-ce qui te retiens ? (Il quitte la voiture en laissant Lionel ne sachant pas quoi faire.)
SÉQUENCES - Angle de la 47ème et de la 7ème - Sud-Ouest - 10 heures 14 minutes 34 secondes ; 10 -Balcon F - 12 heures 42 minutes 38 secondes ; Distributeur automatique 66 - 903 / Entre la 30ème et la 7ème - 13 heures 28 minutes 56 secondes
Gabrielle (En reconnaissance vocale.) : (Avec une voix rauque.) C'est moi. Je sais qu'il est tard.
INTERIEUR - Chambre de Megan - Journée
Un enregistrement audio de Gabrielle est écoutée par Megan Tillman et elle prépare un sac.
Gabrielle (En voix-off.) : Tout est de ma faute. Je le sais maintenant. J'ai tout fait pour oublier mais je n'y arrive pas. Pardonne-moi, Meg. Je n'ai pas été terrible comme soeur. Je t'appelais. Oublie ce coup de fil. Oublie tout ce que j'ai dit.
Pendant qu'elle écoute, Megan ferme son sac et prend, dans le carton, une photo de Gabrielle. Lorsque l'enregistrement s'arrête, elle regarde Gabrielle et semble déterminée.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Soirée
Harold, debout, regarde sur son ordinateur la position de Megan Tillman et prévient John.
Finch : Reese, le docteur Tillman vient de sortir.
Reese : (Au téléphone.) Je croyais qu'elle était au milieu de son service ?
Finch : En effet, elle était partie se reposer mais une infirmière vient de la réveiller. (Regardant plus attentivement le trajet de Tillman.) Elle s'en va, elle quitte le secteur de l'hôpital.
EXTÉRIEUR - Près de la société de Benton - Soirée
Andrew Benton quitte son lieu de travail pour rejoindre son domicile.
Reese : (Hors cadre.) Je m'en occupe.
Finch : (Au téléphone.) Je ne sais pas quel est votre plan, mais faites-vite, elle se dirige vers le loft de Benton.
Reese : (Se retournant.) Reçu, j'y vais. (Il éteint son téléphone, se retourne de nouveau mais deux Toreros sont là.) Ah, les gars, on pourrait remettre ça à plus tard, parce que là je suis un peu..
John se fait frapper à l'arrière par un autre Torero qu'il n'a pas vu. Il s'évanouit et est emmené par les trois hommes ,dont celui qu'il l'a assommé, a le bras en écharpe.
INTÉRIEUR - Loft de Benton - Soirée
Andrew Benton rentre chez lui, compose son code mais s'aperçoit que quelque chose ne va pas.
Benton : Mais qu'est-ce que c..
Il ouvre la porte, allume la lumière, rentre chez lui, avance dans le salon mais ne voit pas que sur le côté se trouve Megan. Lorsqu'il se retourne, elle lui met la matraque électrique sous la gorge et s'effondre sur le sol. Munie de gants, elle ouvre son sac, utilise un pulvérisateur afin de lui en mettre dans les deux narines. Elle prend Benton par les pieds, le met dans un fauteuil roulant et ensuite, attache ses poignets, met ses pieds sur les marche-pieds, les attachant également. Elle lui pose une couverture sur les genoux ainsi qu'un masque à oxygène sur le visage.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Soirée
Finch : (Commençant à s'inquiéter.) Ça va faire cinq minutes que le docteur est dans l'appartement de Benton. Enfin, Reese, où est-ce que vous êtes.
INTÉRIEUR - Dans l'appartement des trafiquants - Soirée
John est assis alors qu'on lui enlève la cagoule qu'il a sur la tête. Il prend du temps afin de reprendre progressivement ses esprits.
Reese : (Avec un léger sourire.) Ah, Lionel. Quel joie de te revoir.
Diaz : Il y a le lieutenant Fusco qui nous doit un gros paquet de fric. Alors, il a effectué un premier versement : toi.
Fusco : Tout le monde est gagnant.
Diaz fait signe à l'un de ses hommes, celui-ci frappe John au visage à deux reprises.
EXTÉRIEUR - Dans une rue - Soirée
Megan, sortant de l'appartement de Benton, amène le fauteuil vers le van. Il est 22 heures 25 minutes sur la caméra d'une entrée de service. Grâce à une rampe elle le monte, l'installe à l'arrière, bloque le fauteuil et ferme la porte.
SÉQUENCE - Entre Rust et Maspeth - Sud-Est - Caméra n°01 - 23 heures 05 minutes 40 secondes
EXTÉRIEUR - Sur une route - Soirée
Il pleut et le van passe sur un passage à niveau et file vers un endroit inconnu alors qu'elle surveille Benton.
INTÉRIEUR - Dans l'appartement des trafiquants - Soirée
John continue d'être frapper et se retrouve sur le sol, les mains et pieds attachés.
Diaz : (S'accroupissant à côté de John.) Elle est où la cocaïne ?
Reese : (En souffrance.) Je sais qui tu es.
Diaz : Alors, tu sais que si tu croises le Cartel des Toreros, (montrant un fil de fer) tu y laisses la tête.
Reese : Désolé.
Diaz : Non, c'est trop tard pour les excuses, amigo.
Reese : Non, c'est pour toi que je suis désolé. C'est toi qui va y laisser ta tête. [En espagnol.] "Quand ton chef saura ce que tu as fait, quand il découvrira que tu as aidé vos ennemis jurés (hors cadre, vue d'un des hommes de Diaz.) du Cartel du Golfe (Retour sur John) à massacrer tous ses hommes de mains (en souriant) et aussi son fils.
Heavy : C'est vrai ?
Diaz : (Se retournant vers son collègue.) Toi, tu la fermes.
Heavy : Comment il sait pour Miguel ?
John coupe les liens de ses pieds grâce au pied de sa chaise, également au sol.
Diaz : (S'énervant.) Ferme-là. Il ment.
John se relève pendant que Diaz se retourne et une bagarre au sol éclate. Malgré les mains encore attachés, il arrive à les frapper en se battant, utilisant ses jambes désormais libres. Après quelques difficultés, les trois Toreros se retrouvent au sol, sous le regard horrifié de Lionel. John prend une arme et rejoint Diaz, un peu sonné.
Reese (En espagnol.) : (Hors cadre.) "Je te croise encore une fois, (retour sur John) et c'est moi qui te décapite." (Il va vers Lionel.)
Fusco : Ce n'était pas contre toi, OK. C'était ça ou ils me tuaient.
Reese : Je te l'avais dit. (Sortant un couteau.) Je n'ai pas eu de mal à trouver un autre flic pourri. Je lui ai demandé un service. Il est temps que tu changes un peu d'air. (Enlevant les liens de ses mains.) Tu travailleras toujours pour moi, mais autrement. (Montrant le couteau.) Et que ce soit clair, tu ne me refais plus jamais ça. (Remettant le couteau dans la pochette de la veste de Lionel et quitte l'appartement, laissant la porte ouverte et sous le regard ébahi de Lionel.)
SÉQUENCES - Hélicoptère 96 - 23 heures 32 minutes 33 secondes ; L. I. E. - Poste 495 - 23 heures 43 minutes 27 secondes ; Entre Delacey et Oakville - Vue d'un camion à l'arrêt - Caméra B - 23 heures 54 minutes 54 secondes
EXTÉRIEUR - Aire de stationnement - Nuit
Megan s'arrête à une station essence afin de faire le plein du van. Elle rentre dans une boutique-restaurant où elle croise un policier et stoppe son élan mais continue comme si de rien était.
Megan : Bonsoir. (Le policier lui rend son salut.) Euh, pompe n°2.
Caissière : D'accord.
Megan : Merci. (Donnant la monnaie.)
Elle se retourne pour repartir et voit sur son chemin John.
Reese : (De dos.) Ah, il me semblait bien que c'était vous. Vous vous rappelez ?
Megan : (Se posant des questions.) Oh, oh, oui. On s'est vu au groupe d'entraide. (De dos.) Oui, je me rappelle. (Retour sur Megan.) Bon, je dois y aller.
Reese : (Voyant Megan partir.) Laissez-moi vous offrir un café, Megan. (Le visage de Megan passe du sourire à l'étonnement.) Venez, il paraît qu'il est immonde. (S'approchant de Megan.) Je suis sûr que le type ligoté dans votre van peut attendre. (John s'en va laissant Megan perplexe mais elle décide de le suivre.)
Megan tient sa tasse en tremblant et ramène ses mains vers son menton.
Reese : Vous êtes prudente. Prudente et intelligente. (Megan paraît nerveuse.) Il y a peu de chances qu'on vous arrête. Mais sachez que dans tous les cas, ça vous poursuivra.
Megan : Vous savez qui est cet homme ? Vous savez ce qu'il a fait ?
Reese : (Les mains sur la table.) Je sais tout d'Andrew Benton. (Hors cadre.) Comme je sais tout de vous, Megan. (Retour sur John.) Je sais que vous êtes un sacré bon médecin. Je sais que vous consacrez votre vie à soigner les autres et ce, depuis des années. Et je sais que si vous tuez cet homme, si vous l'exécutez comme ça, de sang froid, ça vous détruira.
Megan : Vous m'avez dit que vous aussi vous aviez perdu quelqu'un. (John déglutie.) Est-ce que c'est vrai ? Comment est-ce que vous pouvez me demander d'épargner cet homme, alors qu'au fond de vous, vous savez que vous feriez la même chose.
Reese : Moi, c'est différent. Je sais ce qui se passe quand on tue quelqu'un. (Hors cadre ; Megan a une larme à l'oeil.) Une part de vous s'en va avec lui. (Retour sur John.) Une part seulement. Mais cette part est celle qui compte le plus.
Megan : C'est ce qui vous est arrivé ?
Reese : (Il regarde dehors, soupire et revient vers Megan.) Vous pouvez vous arrêter là. Il est encore temps de faire demi-tour.
Megan : (Dodelinant de la tête.) C'est trop tard, il m'a vu. Il a vu mon visage.
Reese : Si je lui parle, cela n'aura plus d'importance. Plus aucune. Croyez-moi. (Megan se met à pleurer et John qui tend sa main.) Donnez-moi les clés de votre van.
Megan : Vous voudriez que je vous donne les clés, comme ça, après tout ce que ce type a fait ? Lui se retrouvera libre et moi, qu'est-ce que j'aurais ?
Reese : Le droit de revivre. Une seconde chance. Une chance de tourner la page.
Megan : (Des larmes coulent sur son visage.) Qu'est-ce que dirait Gabrielle ?
Reese : Que sa sœur est toujours la femme qu'elle a connue.
Megan : (Mettant les mains sur son visage et en pleurs.) Je ne comprends pas. Vous êtes qui ? Qu'est-ce que vous faites là ?
Reese : Je vous l'ai déjà dit, tout le monde a besoin de quelqu'un à qui parler.
Megan renifle et ne sachant pas quoi faire, se résoud à lui donner les clés.
Reese : Merci.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Nuit
Finch : (La main sur le casque.) Reese ? Où est le docteur Tillman ?
SÉQUENCE - Entre Rust et Maspeth - SE - 01 - 00 heure 52 minutes 30 secondes
Reese (En reconnaissance vocale.) : Elle va bien. J'ai pris son van.
INTÉRIEUR - Dans le van de Tillman - Nuit
Toujours sous la pluie, John conduit le van pendant qu'il parle à Harold.
Reese : (La main sur l'oreillette.) Avec Benton dedans.
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Nuit
Harold se lève et semble réfléchir à ce que lui dit John.
Finch : Qu'est-ce que vous allez faire de lui ?
INTÉRIEUR - Dans le van de Tillman - Nuit
Reese : Nous allons juste discuter. (Après une pause.) Pourquoi Finch ?
INTÉRIEUR - Dans la bibliothèque - Nuit
Reese : (Au téléphone.) Pourquoi vous vous êtes lancé là-dedans ? La Machine ? Les numéros ? (Harold regarde vers la liste et les images des victimes "non-pertinentes".)
Finch : Je vous l'ai dit, Mr Reese. J'ai mes raisons. (Il souffre beaucoup et se retourne en boitant un peu plus que d'habitude.) Et notre problème avec le lieutenant Carter ?
INTÉRIEUR - Dans le van de Tillman - Nuit
Reese : J'ai fait le nécessaire.
SÉQUENCES - Distributeur automatique - RDF392E - Entre la 12ème et la 3ème - 04 heures 58 minutes 09 secondes - 05 heures 00 minutes 30 secondes (en accéléré.) ; Parc - SE - CRNR - 05 heures 44 minutes 25 secondes - 05 heures 45 minutes 17 secondes (en accéléré.) ; Cruiser 385 D - Caméra du Parc - 07 heures 12 minutes 50 secondes - 07 heures 14 minutes 29 secondes (en accéléré.) - Entrée du Commissariat du 8ème district- Caméra n°01 - 07 heures 55 minutes 28 secondes
INTÉRIEUR - Locaux de la police - Matinée
Un téléphone sonne et le capitaine arrive avec le lieutenant Fusco, portant un carton contenant ses affaires.
Womack : (Montrant le nouveau bureau de Lionel.) Voilà lieutenant.
Fusco : Capitaine, je suis vraiment honoré...
Womack : Ne vous fatiguez pas. (Hors cadre ; Lionel arrive à son bureau.) Je n'ai pas le choix. On m'a dit de vous coller là et de ne pas poser de questions, c'est exactement ce que je suis en train de faire. (Il prend le téléphone.) Et ce que vous allez faire, vous, c'est appeler votre copain pour qu'il balance les photos qu'il a de moi. (De dos.) Et si jamais, (retour sur Womack) vous déconnez, j'en ai rien à cirer de qui est votre ange-gardien, je veillerai en personne à ce qu'on vous mette en pièces. (De dos.) Est-ce que c'est clair ? (Lionel prend le téléphone que lui tend Womack.) Excellente journée, lieutenant. (Il s'en va.)
Lionel remet le combiné à sa place, installe ses affaires, à commencer par la photo de son fils, Lee et c'est à ce moment-là que Jocelyn Carter arrive.
Carter : Il est mignon.
Fusco : Merci.
Carter va vers son bureau pendant qu'elle consulte un dossier.
Fusco : C'est quoi ? C'est le braquage du dépôt ?
Carter : Hmm.
Fusco : Sacrée histoire ! Ça avance ?
Carter : J'ai quelques pistes. On t'a transféré ici ?
Fusco : Oui. (S'approchant du bureau de Carter.) Je m'appelle Fusco.
Carter : Carter.
Fusco : (Il tend sa main et serre celle de Carter.) Il va falloir me supporter. (Joss Carter lui sourit.)
INTÉRIEUR - Maison de Tillman - Journée
Andrew Benton commence à se réveiller, regarde pour savoir où il se trouve. Il se tient le front, encoreétourdi. John l'a amené dans la maison que Megan a loué. La pièce où ils se trouvent est située en face de la plage.
Benton : Où est-ce que je suis ? (John le regarde et Benton se remet doucement.) Il y avait cette fille chez moi. Elle m'a sonné avec... une décharge électrique.
Reese : Je lui ai dis de s'en aller. (Andrew relève la tête et a sa main posée sa cravate.) Elle est le contraire de ça. Elle guérit les autres. (Une arme est posée sur la table.) Alors que nous, on les broye.
Benton : (Les mains posées sur la table, il semble ne pas savoir ce qui se passe.) Je ne comprends pas. Vous... vous vous êtes qui ? (John le regarde, restant de marbre mais Benton se pose des questions ; de dos.) Qu'est-ce que vous allez me faire ?
Reese : À vrai dire, je n'ai pas encore décidé. (Benton commence à douter.) J'ai une question à te poser. Est-ce que tu crois que les gens peuvent changer ? Toi, tu... tu agresses des femmes, et moi, je...(fermant les yeux.) Moi, ça fait des années que... que j'élimine des types comme toi.
Benton : (Il hésite.) Écoutez, je ne suis pas celui que vous croyez, je... Il y a erreur sur la personne.(Voyant que les mains de John s'approchent de l'arme, il commence à paniquer.) Non, attendez, non, non. D'accord. (Les mains de John sont à présents à côté du pistolet et se sentant menacé, il commenceà avouer.) J'ai fait certaines choses... Je... je l'admets, des choses que je n'aurais pas dû faire, mais, je ne recommencerai pas, c'est fini. Vous... vous avez ma parole. Je vous en prie. (Pris par l'émotion.) Laissez-moi partir.
Reese : (Relevant ses mains.) Je pourrais te laisser partir, parce que tu sais que j'aurais toujours un œil sur toi. Jusqu'à la fin de ta vie. (Benton acquiesce.) Et que si jamais tu recommences, je te stopperai net. Tu pourrais peut-être changer, moi aussi, qui sait. (Benton continue de l'écouter.) Mais soyons honnête, personne ne change jamais vraiment.
Benton : (Faisant non de la tête.) Non, c'est faux. On peut changer. (Avançant les mains vers lui.) Je sais que je peux et... et... que... vous... Je ne crois pas... je, je ne crois pas que vous allez me tuer.
Reese : Non ?
Benton : Non, parce que je... en... en vous regardant, je sais qu'au fond de vous, vous êtes... quelqu'un de bien. Je... je... Je vois de la bonté.
Reese : (En souriant.) De la bonté ? (Benton fait oui de la tête.) Tout ce que j'avais de bon a disparu il y a très longtemps. Je crois que jamais ça ne reviendra. (Benton le regarde, apeuré.) D'ailleurs, ça n'a plus aucune importance. Peut-être que c'est mieux comme ça. (Benton tourne la tête, ne voulant pas ce qui l'attend.) Je suis peut-être là pour faire ce que les bons ne peuvent pas faire. (Andrew sur le point de pleurer.) Peut-être qu'il n'y a pas de bonnes personnes, mais rien que de bonnes décisions.
Benton : (Prêt à pleurer.) Je vous en supplie. Ne... Ne... Ne faites pas quelque chose que vous regretterez toute votre vie.
Reese : Qu'est-ce que je regretterez le plus, d'après toi ? De t'avoir laissé vivre ou de t'avoir laissé mourir ?
John remet ses mains près de l'arme et Andrew commence réellement à paniquer.
Reese : (Hors cadre.) Andrew. (Retour sur John.) Aide-moi à prendre la bonne décision. (John continue de le regarder alors qu'Andrew craque.)
Un plan élargi montre les deux hommes se regardant, attendant la décision.